DEFISCALISATION: QUE FAIRE AVANT LA FIN DE L'ANNEE

DEFISCALISATION: QUE FAIRE AVANT LA FIN DE L'ANNEE

06-11-2017

Jouer les SCPI fiscales

Pour ceux qui souhaitent payer moins d’impôt grâce à l’immobilier à deux mois de la fin de l’année, il est trop tard pour espérer tirer parti des avantages fiscaux liés à l’achat ou à la rénovation d’un bien immobilier locatif compte tenu des délais inhérents à la réalisation de ce type d’investissement. A moins de jouer la carte des SCPI fiscales. Principalement investies dans l’immobilier d’habitation, ces SCPI permettent de bénéficier des mêmes avantages qu’avec un investissement en direct.

Accessibles à partir de quelques milliers d’euros, elles offrent, en plus, la possibilité de calibrer son investissement en fonction de l’économie d’impôt voulue et permettent d’en profiter dès l’année de souscription des parts. Inutile d’attendre que les travaux de construction ou de rénovation soient achevés.

Limiter les impôts fonciers

Les SCPI  en déficit foncier sont plutôt destinées aux investisseurs qui disposent déjà de revenus fonciers, sont fortement imposés et qui sont à la recherche d’un avantage exclu du plafonnement des niches fiscales. Avec une SCPI déficit foncier, ils peuvent imputer sur leurs revenus fonciers, et si ce n’est pas suffisant sur leur revenu global à hauteur de 10.700 euros par an, la quote-part de leur souscription correspondant aux travaux de rénovation réalisés par la SCPI ( 65% du montant de la souscription). Cette imputation se fait sur une période de quatre ans.

Sur les trois SCPI en Déficit Foncier ouvertes à la souscription en cette fin d’année, nous en recommandons la SCPI  Pierre Capitalisation, qui vient d’être lancée. Il s’agit là d’une  SCPI qui a le meilleur potentiel de valorisation.

 

Le PERP pour payer moins d’impôt l’an prochain

 

Le PERP est la piste à privilégier en cette fin d’année si vous êtes à la recherche d’une solution pour payer moins d’impôt l’année prochaine.

Les versements effectués jusqu’au 31 décembre sur votre plan d’épargne retraite populaire (PERP) sont déductibles de votre revenu imposable de 2017 dans la limite d’un plafond égal à 10 % de vos revenus professionnels de 2016, net de cotisations sociales et de frais professionnels (soit pour les salariés après la déduction forfaitaire de 10 % ou la déduction des frais réels), avec un minimum de 3.862 euros et un maximum de 30.893 euros.

Si cela n’est pas suffisant, vous pouvez utiliser les plafonds non consommés des trois années précédentes (soit 2014, 2015 et 2016) et/ou utiliser le plafond de votre conjoint ou partenaire de pacs.

L’avantage fiscal
 profite aux plus taxés


Plus vous êtes fortement imposé et plus l’avantage apporté par cette déduction sera élevé, puisqu’il est proportionnel à votre taux marginal d’imposition : 5.000 euros versé sur un PERP avant la fin de l’année vous feront économiser 2.050 euros d’impôt sur le revenu si vous êtes dans la tranche à 41 %, et 2.250 euros si vous atteignez celle à 45 %.

Avec un bonus à la clef : ce gain n’est pas pris en compte dans le plafonnement global des niches fiscales.

 

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